La route étant longue jusqu'à Bandar Abbas, nous avons décidé de faire escale pour une dernière nuit en Iran. Cette soirée fut mouvementé et si on ne l'avait pas vécu, on aurait eu l'impression d'avoir manqué quelque chose:
On se pose au centre-ville de Darab vers 19h30 . Nous saluons des curieux qui
insistent pour nous inviter chez eux … Impossible de refuser l’hospitalité
Iranienne ; mais juste pour une collation et non pour se laver, dormir,
visiter la ville … Moment d’échange agréable avec tout
un groupe de profs. Mais il faut aller coucher les filles !
A peine les filles endormies, une voiture de police se gare
à coté de nous. Toc Toc : Franck descend ; pas de langage commun. On
retourne à nos affaires. 5 mn après, Toc Toc : Franck descend ; le
policier lui passe un portable avec qq qui parle anglais au bout du fil. Il
explique qu’on fait du tourisme et qu’on souhaite dormir ici. Ça raccroche. On
retourne à nos affaires (la vaisselle ;-). La voiture de police repart mais
2 policiers restent devant le camion. 5 mn après, Toc Toc : Franck
descend, ils sont maintenant 6 policiers dont un qui parle un peu anglais.
Visiblement, ils ne veulent pas qu’on dorme ici et ils nous demandent de les
suivre pour aller devant le commissariat. Celui qui « parle » anglais
monte dans le camion.. On suit la voiture, tous gyrophares allumés. Ils nous
conduisent à un centre touristique. Notre copilote descend du camion en nous
disant : « I love You ». Ici, vous êtes en sécurité. On retourne
à nos affaires. 5 minutes après, Toc Toc : notre ami nous passe son pote
au téléphone qui s’excuse de nous avoir importunés. Mais tout le petit groupe
restent devant l’hôtel et discute avec les gens de l’hôtel. Nous décidons
d’enfin nous coucher. Toc Toc : cette fois, notre groupe est accompagné du
manager de l’hôtel qui nous annonce fièrement que nos 2 chambres sont prêtes …
On leur explique que on souhaite dormir dans notre camion, que nos enfants
dorment déjà … Devant notre lit fait, ils capitulent et nous souhaite une bonne
nuit.
Le lendemain matin, on part tôt, dans un paysage où l'on devine qu'il y fait beaucoup plus chaud.